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Tout d’abord, nous adressons nos sincères condoléances aux familles des victimes de l’attentat ‎terroriste du mardi 23 décembre2018, et apportons notre soutien aux blessés. L’attentat qui visitait ‎le bâtiment du ministère des affaires étrangères à Tripoli, a fait 3 morts et 21 blessés.1‎

Nous exprimons notre profonde préoccupation devant la gravité des déclarations de certains ‎organismes officiels suite à cet attentat terroriste, en particulier ceux du ministre de l’Intérieur au ‎sein du gouvernement de réconciliation nationale, qui ont été prononcées lors de la conférence de ‎presse2 du mardi après-midi. En effet le ministre a déclaré que : « Les terroristes était au nombre de ‎‎3 et qu’ils avaient ‘’la peau africaine’’, pas la peau foncé ni la peau claire ».‎
Nous considérons que de tels termes venant de la part d’un homme d’État, pour décrire les assaillant, ‎sont des racistes, xénophobes et en violation des obligations qui incombent à l’État Libyen en vertu ‎des chartes et pactes qu’il a ratifiés, notamment le Pacte International3 relatif aux droits civils et ‎politiques et la convention internationale4 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination ‎raciale, et qui prévoient des dispositions explicites pour lutter contre toutes les formes de ‎discriminations dans le traitement des personnes sur son territoire et sous sa juridiction, sans ‎distinction de race ou de couleur de peau.‎
Le langage5 utilisé par le ministre de l’Intérieur, en décrivant les terroristes ainsi, crée un amalgame ‎et instaure un climat de suspicion et de mépris envers tous ceux qui ont « une peau africaine” ; Et ‎c’est très dangereux dans la société libyenne, multiethnique et culturelle. D’autant plus, durant cette ‎période critique où règnent polarisation politique et nationale, le chaos et la prolifération des armes ‎et des milices.‎
Alors que nous condamnons les actes terroristes et appelons à une position unie contre ‎l’extrémisme, le terrorisme et l’intolérance sous toutes ses formes, nous appelons le ministre de ‎l’Intérieur du gouvernement de réconciliation nationale à s’excuser de ses propos et à lui rappeler ‎que le terrorisme n’a pas de religion, pas de couleur, pas de race et pas de sexe. ‎
Ce pourquoi, nous exigeons immédiatement et de manière urgente, que tous les organismes officiels ‎et tous les médias cessent, de diffuser un discours de haine et l’incitation à la xénophobie et abroger ‎les mesures arbitraires prises par les autorités à l’encontre des travailleurs migrants en provenance ‎de pays africains.‎
Tripoli Libye, le 27 décembre 2018‎

Organisations signataires de la pétition :‎
‎1 – Aman Organization against discrimination – Murzuq.
‎2 – BELAADY Organization for Human Rights.
‎3 – Feker Nair Organization – Tripoli.
‎4 – Advisory Centre for Human Rights – Tripoli.
‎5 – Libyan Centre for the Freedom of Press – Tripoli.
‎6 – Sout Al-Muhajir Organization for Human Rights.
‎7 – Defenders for Woman Rights Network – Benghazi.
‎8 – Defenders without chains – Benghazi.
‎9 – Tabayano Organization for Human Rights – Nalut.
‎10 – Libyan Centre for Human Rights and Freedoms – Zawia.
‎11 – Free Youth Association for Development.
‎12 – Al Twasol Organization – Obari.
‎13 – Hope of South Organization for Peace and Sustainable Development – Murzuq.
‎14 – Youth Gathering for Tawergha Organization – Tawergha.
‎15 – Defender Centre for Human Rights.
‎16 – Erban Organization for Civil Orientation – Kufra.
‎17 – Bedaya Organization for Advocacy and Human Rights – Tripoli.
‎18 – Rights first Organization for Human Rights – Kufra.
‎19 – Women Wisdom Association for Woman and Culture – Kufra.
‎20 – Rebyana Cultural Club – Rebyana.
‎21 – Al Nassir Organization for Human Rights – Tripoli.
‎22 – Human Rights Solidarity Organization – Tripoli.
‎23 – Muhajir Organization for Illegal Migration and Displaced Affairs – Kufra.
‎24 – Amal Al Ghad Association – Kufra.
‎25 – Sons of Desert Association for Culture – Murzuq.
‎26 – Bariqu Association for Children Rights – Tripoli.
‎27 – Bader Organization for Charity and Development – Tobruk.
‎28 – Israr Organization for Development – Tripoli.
‎29 – Nour El Alam Centre – Obari.
‎30 – Arabian International Organization for Women Rights – Tripoli.
‎31 – Nessma Alela Centre for societal studies and family – Tripoli.
‎32 – Lend-hand Association for Charity – Kufra.
‎33 – Libyan Group to Monitor Human Rights Violations – Tripoli.
‎34 – Democratic Transition and Human Rights Support Centre ‘DAAM’ – Tunisia.
‎35 – Mercy Association for Charitable and Humanitarian – Tawergha.
‎36 – Tibyan Association for Human Rights – Derj.
‎37 – Independent Organization for Human Rights – Misrata.
‎38 – Jurists Groups for Migration – Tripoli.
‎39 – Libyan Association for Democracy and Human Rights – Benghazi.
‎40 – Takta Youth Organization for voluntary work and humanitarian – Jebel Nafousa.
‎41 – Matress Youth Organization – Jebel Nafousa.
‎42 – Amal Women Organization for Rural Development – Derj.
‎43 – Why Me Association for Women Rights – Benghazi.‎

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